4.4.14

Ci-gît la Santoire ! le massacre en direct

http://fdanecantal.blogspot.fr/2013/11/ci-git-la-santoire-la-suite-du.html

Article complet sur le lien çi dessus

Ci-gît la Santoire ! le massacre en direct

On nous avait parlé de petits seuils inoffensifs posés tels de vulgaires cailloux sur le cours de la Santoire, des aménagements ridiculement insignifiants et sans impact sur le lit mineur de cette rivière. 

Au vu de ce qu'il se passe en ce moment sur le site, on peut légitimement en douter.

En effet, les travaux de la construction de la micro-centrale du Pont des moines (entre Condat et Saint-Bonnet-de-Condat dans le Cantal) sont en cours et massacrent la vallée sur plusieurs kilomètres. Les aménagements connexes (pistes, accès, talus, ...) sont tout bonnement pharaoniques, le tout en pleine période de fraie des poissons et sous la pluie et la neige. On ne vous parlera pas de la couleur de l'eau qui en dit long...

Allez vous rendre compte par vous même du gigantisme des travaux sur photo aérienne.

Voir dans GoogleMap


Même de là le chantier est impressionnant !

Les travaux apparaissent en gris blanc le long de la Santoire et se concrétisent sur le terrain par le creusement d'une tranchée de plus de 2 km de long en rive gauche de la Santoire qui servira de piste sous laquelle on croit deviner l'enterrement de tubes métalliques de gros diamètre.

A l'aval du chantier, l'emplacement du bâtiment de la micro-central à proprement parler. On voit également des parcelles forestières coupées à blanc. Probablement un propriétaire qui a profité de cet accès nouvellement créé.

Ci-dessous quelques photos prises la semaine dernière.



7.6.13

La Santoire, dernière rivière sauvage du Cantal 
bientôt en tuyaux ?

Le temps est mauvais pour les dernières rivières libres de France.
Après le Rizzanese, la Semène, c’est autour de la Santoire, la dernière rivière sauvage du Cantal, d’être livrée aux pelleteuses.
Affluent de la Dordogne, la rivière est classée en « bon état »écologique et en « réservoir biologique » 
par le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin Adour Garonne. Contre l’avis de tous ses services, le préfet du Cantal a décidé le 30 octobre 2007 d’autoriser la construction d’une micro-centrale au bénéfice,limité,d’une entreprise locale, Jouval.
Le barrage doit produire annuellement 13GWh,soit 0,5%de la production totale de la Dordogne,
un fleuve déjà massivement Hydro-Electrifié.
L’Etat, là encore déficient en matière de création de valeur à partir d’un capital écologique remarquable,
a préféré la production de quelques kilowatt heures pour le chauffage électrique et la climatisation. 
La conservation d’un des derniers joyaux en eaux courantes du Massif Central ne l’intéresse pas,
c’est culturellement préoccupant. 
Au moment ou EDF va effacer POUTES et où notre pays est engagé dans la démarche pionnière
d’une«Convention pour une hydroélectricité durable», 
l’Etat favorise encore les tuyautées du XIXe siècle.
Les acteurs territoriaux s’étaient fortement mobilisés depuis 2004 pour sauver la Santoire: Epidor, le Comité de rivière Dordogne,l a Fédération de Pêche du Cantal, Dordogne Vivante. 
Les pêcheurs et France Nature Environnement avaient déposé divers recours.
Sans succès, puisque l’exigence de respect du Droit de l’Environnement par les tribunaux administratifs n’est pas encore à la hauteur des défis collectifs devant nous.
Il devient urgent de s’interroger sur les modes de coopération et d’actions entre protecteurs 
et utilisateurs des rivières,sur la manière d’augmenter leur influence pour accompagner les politiques publiques innovantes, pour combattre celles qui relèvent des vieilles lunes et, 
comme nous avons su le faire pour la « Loire vivante»,démontrer qu’il y a des voies d’avenir, 
créatrices de richesses, qui passent parle respect du « capital rivières ».
Si nous n’y arrivons pas, nous n’aurons bientôt plus rien à défendre.

Les horizons sauvages 

de la Santoire


La Santoire est le théâtre d'une vie naturelle et sauvage intense. La diversité de son parcours accueille une grande variété d'espèces végétales et animales.

Jean-Baptiste Ledys
Son chant, de la source à sa confluence, passe du murmure du ruisseau au tumulte des gorges en passant par la mélodie des méandres. Le long de ses 38 kilomètres, mais aussi au fil des saisons, la Santoire présente une intéressante diversité de paysages qui lui donne son caractère.
C'est au Peyre-Arse, à près de 1.800 mètres d'altitude, que sourd l'eau qui va devenir la Santoire. Ses premiers kilomètres courent au fond d'une vallée glaciaire aux formes caractéristiques. A Dienne, elle rencontre l'Impradine, qui chemine dans une vallée voisine.
A hauteur de Ségur-les-Villas, la rivière serpente sur les plateaux en méandres tortueux. Son relief s'accentue à partir de Saint-Bonnet-de-Condat, où elle s'engouffre dans des gorges bien plus difficiles d'accès.
Cette diversité de paysages est le cadre d'une intense vie naturelle et sauvage.
Dans les grands replats, les martins-pêcheurs font leur vie. Ils laissent place aux cincles plongeurs quand le cours d'eau reprend de la vitesse.
Les pêcheurs comptent parmi les plus grands amoureux de ce cours d'eau, magnifiquement propice à la pêche à la mouche et qui fait vivre dans ses flots des truites, bien sûr, mais aussi des ombres communs.
La vie de cette rivière, cependant, ne se réduit pas à celle qui l'habite. Elle a également sa vie propre.
Le projet
d'une micro-centrale
Elle est même typique des cours d'eau cantaliens, avec des débâcles très importants au printemps et des à secs marqués l'été, qui lui donnent ce parcours si beau de méandres au niveau de Ségur-les-Villas.
Mais, parmi les amateurs de cette vallée, nombreux sont ceux qui s'inquiètent du projet de micro-centrale au niveau de Saint-Bonnet-de-Condat. Celle-ci, selon eux, pourrait changer à jamais le visage de ce cours d'eau. n
INfo plus
En voiture. En voiture, il est possible de suivre la Santoire sur tout son parcours en empruntant successivement la D680, de Lavigerie au Chaumeil, la D3 jusqu'au moulin de la Gazelle puis la D 16 qui débouche sur Condat.

23.12.08

La justice annule un projet de microcentrale sur La Santoire

La justice annule un projet de microcentrale sur La Santoire, une des dernières rivières sauvages du haut bassin de la Dordogne !

La Santoire

L’association Dordogne Vivante est heureuse.
Elle vient de gagner un premier round contre un aménageur de rivière dans une instance qu’elle avait engagée en partenariat avec la Fédération des pêcheurs et France Nature Environnement.

Un coup d’arrêt au développement de l’hydroélectricité sur des sites vierges
Par jugement du 16 décembre 2008, le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l’autorisation du Préfet du Cantal, délivrée fin 2007, pour permettre l’aménagement d’une centrale hydroélectrique dans les gorges de la Santoire.

D’une hauteur de 3,80 m, cette installation devait s’implanter à l’aval de la commune de Saint Bonnet de Condat (15), et aurait court-circuité près de 3 km de cours d’eau !

Prenant sa source à 1 200 m d’altitude, la Santoire traverse le Parc Naturel Régional des volcans d’Auvergne, et abritant de nombreuses espèces protégées telles que la Loutre.

Cette décision de justice constitue un symbole fort, à l’heure où certains voudraient voir la moindre rivière de France équipée et exploitée in fine pour l’Etat, toujours enclin à laisser se développer des activités productives en contradiction avec ses engagements communautaires environnementaux.

Pour France Nature Environnement, ce revirement est une victoire et un espoir de préserver les qualités environnementales de l’une des dernières rivières sauvages du bassin de la Rhue, affluent de la Dordogne.

De surcroît, si l’impact environnemental s’avère être conséquent, il n’est pas compensé par le rendement énergétique somme toute limité d’une aussi petite installation.
« Si la modernisation et l’optimisation du parc hydroélectrique actuel sont un objectif écologiquement acceptable, dès lors qu’il s’accompagne d’une diminution rapide des impacts du parc actuel sur nos cours d’eau (qui exige le démantèlement de certains ouvrages très perturbateurs sur des axes migrateurs), l’équipement de nouvelles rivières jusqu’ici préservées n’est pas conforme à nos engagements écologiques européens ».

Le responsable du projet aurait l’intention de faire appel de ce jugement devant de la cour administrative d’appel de Lyon.

Les associations devront donc livrer à nouveau bataille pour sauver la Santoire
pour pallier au laisser-faire n’importe quoi des pouvoirs publics.
On peut en effet se demander pourquoi le Préfet du Cantal n’a-t-il pas dès le départ refusé un aménagement aussi inacceptable ?

14.9.07

En France 600 Micro-Centrales!

Il y a en France 600 micro-centrales qui fournissent en tout 0.11% de l'électricité est ce que cela vaut la peine de sacrifier une rivière et le paysage?

23.4.07

Pêche Naturel!


Ca demande à réfléchir !



Eau Souillée + Air Pollué = Mauvaise Santé

8.4.07

La SANTOIRE est une des plus belles rivières du cantal. Née au pied du PEYRE-ARSE à 1200 m d'altitude elle méandre sur le plateau de Dienne dans la cadre magnifique, avant de plonger dans les gorges restées sauvages et préservées.
Cette rivière présente des eaux de bonne qualité et une faune expetionnele avec la présence de la loutre, de la truite et de l'ombre commun. A ce titre,elle est classée en bon état au titre de la Directive Cadre Européenne sur l'eau et fait donc partie des cours d'eau à préserver en priorité.
La SANTOIRE est la dernière rivière du bassin de la Rhue (Affluent de la Dordogne) qui ne soit pas encore équipée d'un ouvrage de production hydroélectrique.
Pourtant des investisseurs financiers y ont jeté leur dévolu avec un projet de CENTRALE HYDROELECTRIQUE au fil de l'eau: ils envisagent la création d'un barrage de 3,80 m de haut à l'aval immédiat de ST BONNET DE CONDAT.
Près de trois kilomètres de cours d'eau seront court-circuités, un plan d'eau sera crée, une usine et une conduite forcée seront construites dans ces gorges exceptionnelles.
Le Projet prévoit de ne conserver sur ce tronçon qu'un débit réservé de 450 l/s alors que la rivière dans son état naturel actuel s'écoule au rythme moyen de 4000 l/s.

Quels sont les risques d'un tel aménagement ?

Ceux bien connus des centrales hydroélectriques sur toute rivière.
* Modifications structurelles et environnementales.
* Changement radical des biotopes et des espèces existantes.
* Pollutions à l'aval jusqu à la confluence, par boues et granulats, lors des vidanges ou éclusées.
* Changement radical des montaisons de truites vers les zones de frayères.
* Obstruction sur la libre circulation des poissons et des espèces.
Ce ne sont que quelques exemples bien connus mais la liste, hélas, n'est pas exhaustive!!!!Comment imaginer qu'un tel projet ne remettra pas en cause la continuité écologique de la rivière, ne dégradera pas la morphologie, la qualité physique et biologique de la rivière?
En résumé, comment imaginer qu'un tel projet permettre de préserver le bon état actuel de la rivière à l'horizon 2015 ?

1.4.07

Association Dordogne Vivante
Siège social
14, allée du Vialenc
15 000 AURILLAC
Tel 04 71 48 19 25
Aurillac, le 26 mars 2007

M. René ROUSTIDE
Commissaire enquêteur
Mairie
15 190 ST-BONNET-DE-CONDAT


Objet : dossier d’enquête publique sur la demande de concession de l’usine hydroélectrique du Pont des Moines sur la Santoire

Monsieur,

Le dossier d’enquête publique sur la demande de concession de l’usine hydroélectrique du Pont des Moines sur la Santoire nous conduit à vous faire part de nos observations.

Sur l’opportunité du dossier dans le contexte actuel :

La loi n° 2006-1772 du 30 décembre 2006 sur l’eau et les milieux aquatiques complète par son article 6 le code de l’environnement avec un article L.214-17 « …1° une liste de cours d’eau, parties de cours d’eau ou canaux parmi ceux qui sont en très bon état écologique ou identifiés par les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux comme jouant le rôle de réservoir biologique nécessaire au maintien ou à l’atteinte du bon état écologique des cours d’eau d’un bassin versant … sur lesquels aucun autorisation ou concession ne peut être accordée pour la construction de nouveaux ouvrages s’ils constituent un obstacle à la continuité écologique. … ».
Sachant que le décret d’application de cet article est en cours de rédaction, qu’il précise les modalités de classement, les notions importantes de réservoir biologique et de continuité écologique, il nous apparaît que le principe de précaution, principe évoqué dans la Charte de l’environnement
dans son article 5, doit être appliqué.
En conséquence nous demandons que ce dossier soit suspendu afin, qu’à minima, il soit examiné dans le cadre de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques promulguée le 31 décembre 2006..
Sur le fond et la forme du dossier :

La compatibilité avec les textes réglementaires n’est pas assurée dans le dossier de demande de concession.
P La loi du 21 avril 2004 portant transposition de la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau stipule dans son article 2 que : « … IV.- Les objectifs de qualité et de quantité des eaux que fixent les schémas directeurs d’aménagement et de gestion des eaux correspondent : 1° Pour les eaux de surface, à l’exception des masses d’eau artificielles ou fortement modifiées par les activités humaines, à un bon état écologique et chimique … ».
Or l’état des lieux des masses d’eau du sous-bassin de la Dordogne établit en 2006 par l’Agence de l’eau Adour-Garonne caractérise la Santoire comme étant en bon état, l’objectif assigné à ce cours d’eau est donc de ne pas détériorer l’existant, ce qui est remis en cause par ce projet d’usine hydroélectrique.

Nous tenons à préciser qu’il n’y a pas de la hiérarchie entre les directives européennes, le respect de la directive européenne sur la réduction des gaz à effet de serre ne signifie pas qu’il faille pour cela oublier les engagements liés à la directive cadre européenne sur l’eau.



P Ce dossier ne répond pas à plusieurs mesures du SDAGE Adour-Garonne :
º Mesure A11 : « Toute mesure entraînant une modification des milieux aquatiques et des zones humides (endiguement, recalibrage, rectification, enrochement, seuil, drainage et remblaiement de zones humides…) doit être justifiée techniquement par une recherche d’alternatives et économiquement par une analyse coût/avantages ». Aucune alternative à un aménagement hydroélectrique n’est proposée, aucune analyse coût/avantage n’est faite. L’utilisation d’autres énergies renouvelables pourrait être étudiée.
º Mesure A17 : « Il est recommandé que : - les autorisations d’exploitation d’ouvrages hydrauliques prescrivent les modalités de récupération des déchets flottants,… ». Ces modalités ne sont aucunement précisées.
º Mesure A21 : « Il est recommandé que l’intérêt halieutique soit pris en compte dans les options de gestion et les travaux d’aménagement et d’entretien des cours d’eau. … ». La faune aquatique et la pêche sont considérées dans l’ensemble du dossier comme des éléments mineurs.
º Mesure C14 : « … Il est recommandé que les gestionnaires d’ouvrages au fil de l’eau non autorisés à fonctionner par éclusées recherchent les dispositifs techniques permettant de délivrer à l’aval le débit entrant à l’amont…. prescrivent pour les ouvrages nouveaux … l’installation sur les ouvrages non autorisés à fonctionner par éclusées, de dispositifs assurant un fonctionnement strict au fil de l’eau. ». Cette mesure s’applique à ce projet contrairement à ce qui est affirmé dans le dossier, les dispositifs nécessaires doivent donc être prévus.
º Mesure C15 : « … Les actes relatifs aux nouveaux titres … prescrivent … la mise en place de dispositifs qui permettent : d’une part de constater ouvertement l’existence et la valeur du débit réservé, d’autre part, pour l’exploitant de contrôler en permanence ce débit et de l’enregistrer, sauf impossibilité technico-économique. ». Il n’est pas fait état d’un système de contrôle permanent et d’enregistrement du débit réservé.
Nous relevons de nombreuses déficiences sur l’état des lieux réalisé dans le dossier de demande de concession, notamment dans l’étude d’impact (pièce n°6), et l’annexe « complément suite à la consultation des services ».
La fiabilité des inventaires piscicoles est douteuse, les pêches électriques n’ont pas été réalisées dans des conditions habituelles. Il est probable que les effectifs de truites aient été sous-estimés. Les autres espèces de poissons auraient dues être dénombrées.
La reproduction de la truite n’est pas abordée, aucun inventaire de frayères n’a été réalisé, l’analyse de l’état actuel est donc incomplète.
A notre connaissance il n’y a pas de seuil naturel interdisant la remontée des poissons toute l’année sur la portion de la Santoire concernée par le dossier de demande de concession. Mais la diminution du débit par la mise en place d’un débit réservé pourrait rendre infranchissable des seuils qui ne le sont pas pendant la période de migration des truites en automne.
Compte tenu des graves nuisances de ce projet sur le milieu aquatique et des observations ci-dessus, nous nous opposons à ce projet.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur, l'expression de nos sentiments distingués.

Les Coprésidents de l’Association Dordogne Vivante
C. BOUCHARDY, JC. PRIOLET, D. MARFAING

UNION REGIONALE
Des Fédérations Départementales de Pêche et de
Protection du Milieu Aquatique de l'Auvergne et du Limousin

le 26 mars 2007



Remarques de l'Union Régionale Auvergne Limousin,
dans le cadre de l'enquête publique relative à la procédure d'autorisation
de la concession de la centrale hydroélectrique
du Pont des Moines sur la rivière Santoire.


Le Conseil d'Administration de l'Union Régionale réuni à Lempdes, le 04 novembre 2006, jugeant que le projet soumis à la présente enquête publique est en contradiction profonde avec les orientations de la D.C.E. Eau, et notamment les objectifs de maintien du bon état, et considérant l'ensembles des traumatismes liés à l'installation d'une telle structure sur un contexte classé conforme au PDPG 15, s'est déclaré en totale opposition avec ce projet et a mandaté son président pour engager au nom de l'Union en collaboration avec la FDAAPPMA 15, toute action qui serait jugée nécessaire à l'encontre de ce projet.

En effet, la Santoire est classée dans l'état initial comme appartenant à deux masses d'eau en bon état et donc à ce titre avec un objectif impératif pour 2015, de non dégradation. Elle est par ailleurs classée en très bon état écologique. Tous les retours d'expérience disponibles, concernant l'exploitation effective du type d'installation préconisé par le présent dossier, montrent une dégradation forte du milieu aquatique tant à l'amont qu'à l'aval des aménagements. Il s'agit là de milliers de cas. Il n'existe pas de cas où l'installation n'est pas dégradée l'état initial du milieu.

La dégradation porte notamment sur les paramètres hydro morphologiques, physico-chimiques et biologiques.

Concernant l'hydro morphologique, sans être exhaustif, citons :

* La transformation évidente des profils en long et en travers du linéaire impacté, avec la création d'un plan d'eau à l'amont et d'une réduction du lit mineur sur la portion soumise au débit réservé.

* La création d'un obstacle naturellement infranchissable qu'il faudra équiper d'un dispositif cherchant à minimiser les effets sur la libre circulation des espèces tant à la montaison qu'à la dévalaison. Aucun dispositif actuel n'assure une parfaite libre circulation. Les plus performants permettent un passage effectif mais génèrent des phénomènes de pertes d'énergie, de désorientation et des retards dans les migrations
(c.f. études par radio pistage les migrateurs source MIGADO).

* La modification des régimes hydrauliques impliquant le piégeage des sédiments à l'amont et un pavage des zones aval.

Concernant le physico-chimique, notons que :

* La création de la retenue amont génère des conditions propices au développement des phénomènes d'eutrophisation par l'augmentation de la température et le piégeage des nutriments, notamment du phosphore.

* La création de la retenue amont perturbe la capacité d'oxygénation du milieu par suppression des turbulences et réchauffement de la lame d'eau, portant atteinte à la capacité d'autoépuration du milieu.

* La modification de la granulométrie tant en amont qu'en aval, de la transparence, de la température, de la biologie, des modes de fonctionnement contribuent à la modification de la composition chimique du milieu : MES, PH, N, PH, etc….

Concernant la biologie, là encore une liste non exhaustive de facteurs limitants :

* La diminution des zones d'habitat et de frayères en amont et en aval par les modifications des profiles.

* L'aggravation des conditions de migration.

*L'aggravation des conditions de reproduction liées à la granulométrie.

* La mutation des espèces avec colonisation de la retenue amont par des espèces non spécifiques aux milieux salmonicoles.

* Les piégeages d'alevins, l'assèchement de frayères, les dérives de l'ensemble de la faune et la colonisation aval des espèces non spécifiques implantées à l'amont, tous ces phénomènes étant liés aux lâchers d'eau.

L'ensemble de ces paramètres interagit conduisant inéluctablement à une dégradation du milieu.

L'étude d'impact qui nous est présentée, n’examine qu’un certain nombre de ces facteurs en cherchant de plus à diminuer leurs effets :
- Présentation du site comme un site sans intérêt en regard de la biodiversité et de sa valorisation,
- Sous estimation de l'intérêt piscicole,
- Sous estimation des frayères.
Cette étude est manifestement insuffisante et n'a pour seul objectif que de satisfaire à une obligation administrative. Elle ne démontre en aucun cas que l'aménagement ne conduira pas à une dégradation de l'état actuel de la Santoire.

En conclusion nous ne pouvons que réaffirmer notre opposition au projet présenté.

Pour l'U.R.A.L. le Président Jean Claude Priolet, le 26 mars 2007

24.3.07

Enquête d'Utilité Publique

En droit français, une déclaration d’utilité publique(DUP)
est une procédure administrative qui permet de réaliser une opération d’aménagement,
telle que la création d’une infrastructure de communication, d’une école ou d’un lotissement par exemple, sur des terrains privés en les expropriant, précisément pour cause d’utilité publique ; elle est obtenue à l’issue d’une enquête d’utilité publique.
Cette procédure est nécessaire en vertu du Code civil français qui prévoit (article 545)
que « nul ne peut être contraint de céder sa propriété,
si ce n’est pour cause d’utilité publique et moyennant une juste et préalable indemnité ».

1.3.07

Enquête d'Utilité Publique

damien ...

bonjour les dates de l'enquête de d'utilité publique,
du 26 février au 27 mars 2007.
Présence du Commissaire enquêteur en mairie
de St Bonnet de Condat
les 26/02, 8/03, 16/03, 22/03, 27/03 entre 14H00 et17H00.
Venez nombreux!

9.10.06

Réponse à Damien

Pas de problème pour insertion photo!

8.10.06

Passion Kayak


damien a dit...
merci pour cette initiative!SAUVONS LA SANTOIRE Je suis cantalou, kayakiste,et vraiment désolé,furieux et désabusé du sort que l'on réserve à cette petite perle du nord cantal.Une des seules rivières encore vierge d'ouvrage dans ce département.messieurs les promoteurs avez vous au moins conscience qu'il n'y a de moins en moins d'eau? A quoi bon ces centrales inutiles comme celle de la petite rhue ou la conduite forçée tourne à vide!Il n'y a plus d'eau, vous vous êtes trompés d'époque.

12.8.06

La Santoire

Mais il ne faut pas oublier qu’une rivière est un milieu naturel.
De plus, les quantités croissantes d’eaux usées (voire d’immondices) rejetées par les habitations,
transformeraient la rivière en égout à ciel ouvert, à l'origine d'épidémies sporadiques.