10.7.17

à suivre......

La microcentrale de Saint bonnet de Condat présentée au sous-préfet de Saint Flour

Le maire, et le conseil municipal ont reçu le sous-préfet de Saint-Flour 

let Valérie Cabécas, conseillère départementale. 

Serge Delrieu a visité les installations de la microcentrale hydroélectrique en présence du propriétaire et attentivement écouté le maire sur les problématiques liées à la fiscalité de cet équipement privé qui fournit les besoins en énergie résidentielle d'une ville équivalente à celle de Saint-Flour et sur lequel la commune s'est beaucoup engagée.  

http://www.lamontagne.fr/saint-bonnet-de-condat/institutions/2017/03/04/la-microcentrale-presentee-au-sous-prefet_12307093.htm

 

 

3.10.16

Nature

Ouvrages non conformes par milliers 

 Seuils, biefs buses et prises d’eau – qui n’ont parfois plus d’utilité fonctionnelle et constituent un obstacle à l’écoulement naturel des rivières – doivent être aménagés ou effacés. Mais une belle passe à poisson obstruée (haute) montre aussi que les solutions doivent être soigneusement étudiées et entretenues.?

C’est une obligation dont les propriétaires de biefs, prises d’eau et moulins se seraient bien passés. Une fois leur rivière « classée », ils ont cinq ans pour rétablir une continuité écologique qui peut coûter cher.
On compte par dizaines de milliers les barrages, biefs, buses et autres seuils maçonnés faisant obstacle à l'écoulement naturel des cours d'eau français. Les inventaires dressés par les Directions départementales des territoires (DDT) en vue de faire appliquer la loi sur la continuité écologique laissent pantois.
Le réseau hydrographique du seul Puy-de-Dôme en recense plus de 2.000 !
Dont 525 à supprimer ou aménager d'ici 2017 ou 2018 ( voir encadré).
Pourquoi tant d'ouvrages visés ? D'abord pour la préservation des espèces. La reproduction et les échanges génétiques sont menacés par les obstacles. Idem pour les migrations. La fragmentation des cours d'eau limite aussi la recolonisation après les perturbations accidentelles.
Les ouvrages peuvent enfin faire obstacles au transit naturel des sédiments. Parmi les conséquences : relèvement des fonds et perturbation des frayères en amont ; érosion du lit et appauvrissement des fonds en aval…
Qu'imposent les textes ? Pour chaque bassin, les préfets ont donc fait dresser une liste de cours d'eau « classés », où tout ouvrage doit être « géré, entretenu et équipé pour assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs ». La mise en conformité doit être effectuée dans les cinq ans.
Casse-tête. En pratique ? L'affaire est épineuse.
D'abord parce qu'il n'est pas toujours facile de trouver et de mobiliser les propriétaires d'ouvrages qui ne sont plus utiles ou utilisés. « Le propriétaire peut être différent en rive droite et rive gauche ; et celui de la prise d'eau se trouver 100 m plus haut ! », explique Frédéric Lasciouve, chargé d'opérations à la DDT 63. Il peut aussi exister de multiples propriétaires pour un seul obstacle. « On a eu le cas sur la Veyre. Quatre moulins en série, dont un racheté par trois personnes : cela fait sept propriétaires pour une prise d'eau ! »
Patrimoine. Les seuils ou gués anciens peuvent aussi constituer un patrimoine paysager ou local auquel les populations sont attachées : écoulements dans les villages, effets « cascade », etc. Il faut donc trouver des solutions d'aménagement concerté ou d'effacement partiel.
Très, très cher ! Reste que la mise aux normes a un coût : parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros !
C'est beaucoup d'argent quand les propriétaires n'ont pas un centime à y gagner. « Ces obligations mettent en péril un patrimoine que nous sommes les premiers à entretenir dans un esprit de préservation de l'environnement… On se trompe de cible », se désespère Michèle Madebène, présidente de l'association des Moulins d'Auvergne.
Il existe heureusement divers accompagnements possibles : Agence de l'eau, Région, Départements, Europe (Feder), fédérations de pêche…
Anne Bourges

15.8.14

4.4.14

Ci-gît la Santoire ! le massacre en direct

http://fdanecantal.blogspot.fr/2013/11/ci-git-la-santoire-la-suite-du.html

Article complet sur le lien çi dessus

Ci-gît la Santoire ! le massacre en direct

On nous avait parlé de petits seuils inoffensifs posés tels de vulgaires cailloux sur le cours de la Santoire, des aménagements ridiculement insignifiants et sans impact sur le lit mineur de cette rivière. 

Au vu de ce qu'il se passe en ce moment sur le site, on peut légitimement en douter.

En effet, les travaux de la construction de la micro-centrale du Pont des moines (entre Condat et Saint-Bonnet-de-Condat dans le Cantal) sont en cours et massacrent la vallée sur plusieurs kilomètres. Les aménagements connexes (pistes, accès, talus, ...) sont tout bonnement pharaoniques, le tout en pleine période de fraie des poissons et sous la pluie et la neige. On ne vous parlera pas de la couleur de l'eau qui en dit long...

Allez vous rendre compte par vous même du gigantisme des travaux sur photo aérienne.

Voir dans GoogleMap


Même de là le chantier est impressionnant !

Les travaux apparaissent en gris blanc le long de la Santoire et se concrétisent sur le terrain par le creusement d'une tranchée de plus de 2 km de long en rive gauche de la Santoire qui servira de piste sous laquelle on croit deviner l'enterrement de tubes métalliques de gros diamètre.

A l'aval du chantier, l'emplacement du bâtiment de la micro-central à proprement parler. On voit également des parcelles forestières coupées à blanc. Probablement un propriétaire qui a profité de cet accès nouvellement créé.

Ci-dessous quelques photos prises la semaine dernière.



7.6.13

La Santoire, dernière rivière sauvage du Cantal 
bientôt en tuyaux ?

Le temps est mauvais pour les dernières rivières libres de France.
Après le Rizzanese, la Semène, c’est autour de la Santoire, la dernière rivière sauvage du Cantal, d’être livrée aux pelleteuses.
Affluent de la Dordogne, la rivière est classée en « bon état »écologique et en « réservoir biologique » 
par le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux) du bassin Adour Garonne. Contre l’avis de tous ses services, le préfet du Cantal a décidé le 30 octobre 2007 d’autoriser la construction d’une micro-centrale au bénéfice,limité,d’une entreprise locale, Jouval.
Le barrage doit produire annuellement 13GWh,soit 0,5%de la production totale de la Dordogne,
un fleuve déjà massivement Hydro-Electrifié.
L’Etat, là encore déficient en matière de création de valeur à partir d’un capital écologique remarquable,
a préféré la production de quelques kilowatt heures pour le chauffage électrique et la climatisation. 
La conservation d’un des derniers joyaux en eaux courantes du Massif Central ne l’intéresse pas,
c’est culturellement préoccupant. 
Au moment ou EDF va effacer POUTES et où notre pays est engagé dans la démarche pionnière
d’une«Convention pour une hydroélectricité durable», 
l’Etat favorise encore les tuyautées du XIXe siècle.
Les acteurs territoriaux s’étaient fortement mobilisés depuis 2004 pour sauver la Santoire: Epidor, le Comité de rivière Dordogne,l a Fédération de Pêche du Cantal, Dordogne Vivante. 
Les pêcheurs et France Nature Environnement avaient déposé divers recours.
Sans succès, puisque l’exigence de respect du Droit de l’Environnement par les tribunaux administratifs n’est pas encore à la hauteur des défis collectifs devant nous.
Il devient urgent de s’interroger sur les modes de coopération et d’actions entre protecteurs 
et utilisateurs des rivières,sur la manière d’augmenter leur influence pour accompagner les politiques publiques innovantes, pour combattre celles qui relèvent des vieilles lunes et, 
comme nous avons su le faire pour la « Loire vivante»,démontrer qu’il y a des voies d’avenir, 
créatrices de richesses, qui passent parle respect du « capital rivières ».
Si nous n’y arrivons pas, nous n’aurons bientôt plus rien à défendre.

Les horizons sauvages 

de la Santoire


La Santoire est le théâtre d'une vie naturelle et sauvage intense. La diversité de son parcours accueille une grande variété d'espèces végétales et animales.

Jean-Baptiste Ledys
Son chant, de la source à sa confluence, passe du murmure du ruisseau au tumulte des gorges en passant par la mélodie des méandres. Le long de ses 38 kilomètres, mais aussi au fil des saisons, la Santoire présente une intéressante diversité de paysages qui lui donne son caractère.
C'est au Peyre-Arse, à près de 1.800 mètres d'altitude, que sourd l'eau qui va devenir la Santoire. Ses premiers kilomètres courent au fond d'une vallée glaciaire aux formes caractéristiques. A Dienne, elle rencontre l'Impradine, qui chemine dans une vallée voisine.
A hauteur de Ségur-les-Villas, la rivière serpente sur les plateaux en méandres tortueux. Son relief s'accentue à partir de Saint-Bonnet-de-Condat, où elle s'engouffre dans des gorges bien plus difficiles d'accès.
Cette diversité de paysages est le cadre d'une intense vie naturelle et sauvage.
Dans les grands replats, les martins-pêcheurs font leur vie. Ils laissent place aux cincles plongeurs quand le cours d'eau reprend de la vitesse.
Les pêcheurs comptent parmi les plus grands amoureux de ce cours d'eau, magnifiquement propice à la pêche à la mouche et qui fait vivre dans ses flots des truites, bien sûr, mais aussi des ombres communs.
La vie de cette rivière, cependant, ne se réduit pas à celle qui l'habite. Elle a également sa vie propre.
Le projet
d'une micro-centrale
Elle est même typique des cours d'eau cantaliens, avec des débâcles très importants au printemps et des à secs marqués l'été, qui lui donnent ce parcours si beau de méandres au niveau de Ségur-les-Villas.
Mais, parmi les amateurs de cette vallée, nombreux sont ceux qui s'inquiètent du projet de micro-centrale au niveau de Saint-Bonnet-de-Condat. Celle-ci, selon eux, pourrait changer à jamais le visage de ce cours d'eau. n
INfo plus
En voiture. En voiture, il est possible de suivre la Santoire sur tout son parcours en empruntant successivement la D680, de Lavigerie au Chaumeil, la D3 jusqu'au moulin de la Gazelle puis la D 16 qui débouche sur Condat.